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LUC BIRRAUX

Metteur en scène

Formation
Luc Birraux est titulaire d’un Master of Arts en saxophone de la Haute École de Musique de Lausanne (HEMU) et d’un Certificate of Advanced Studies en dramaturgie (Université de Lausanne et Manufacture — Haute École de Théâtre). 
Il débute une carrière de saxophoniste dans la musique classique et contemporaine, durant laquelle il collabore avec des musiciens et chefs d’orchestre de premier plan tels que Yuri Temirkanov, Valery Gergiev, Joshua Weilerstein, Wolfgang Rihm ou encore Helmut Lachenmann. 

Sans cesse à la recherche de nouvelles formes faisant dialoguer le son, le texte et la scène, il travaille de 2013 à 2016 comme critique pour Dissonance, la revue musicale suisse pour la recherche et la création, et est dramaturge pour la Société de Musique Contemporaine de Lausanne (SMC Lausanne). 
En 2015, il est reçu en tant que metteur en scène à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence où il reçoit l’enseignement d’artistes tels que Ted Huffman, Peter Sellars, Martin Crimp, Katie Mitchell ou encore Robert Carsen.

 

Compagnonnage
Il devient dramaturge à l’Opéra Royal de la Monnaie à Bruxelles en 2016, puis au Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence en 2017. 
En 2019, il est dramaturge aux côtés du metteur en scène Alain Maratrat pour La Double Inconstance de Marivaux au RAMT Théâtre de Moscou. 
De 2019 à 2021, il est assistant à la mise en scène attaché au Grand Théâtre de Genève. Il y assiste de grandes figures de la mise en scène d’opéra telles que Daniele Finzi Pasca (Einstein on the Beach, 2019), Lydia Steier (Les Indes Galantes, 2019), Luc Perceval (Die Entführung aus dem Serail, 2020), Jossi Weiler (Les Huguenots, 2020), Laurent Pelly (La Cenerentola, 2020), Robert Wilson (Der Messias, 2020), Kornél Mundruczó (L’Affaire Makropoulos, 2020), Sidi Larbi Cherkaoui (Pelléas et Mélisande, 2020), Milo Rau (La Clemenza di Tito, 2021), Peeping Tom (Didon et Enée, 2021), ou encore Mariame Clément (Anna Bolena 2021, Maria Stuarda 2022, Roberto Devereux 2023). 
Il poursuit ensuite son compagnonnage en tant que collaborateur principal à la mise en scène de Laurent Pelly, pour qui il remonte des productions telles que Lakmé à l’Opéra-Comique de Paris, à l’Opéra National du Rhin et à l’Opéra de Nice. Il assure les reprises de la mise en scène de A Midsummer Night’s Dream à l’Opéra de Lausanne, puis au Festival de Matsumoto au Japon, ainsi que Die Meistersinger von Nürnberg au Teatro Real de Madrid, à l’Opéra Royal de Copenhague et au Národní Divadlo opéra de Brno en République Tchèque.
Il collabore également à la mise en scène de L’Incoronazione di Poppea à l’Opéra National du Rhin avec Evgeny Titov, ou encore de Il Trittico à l’Opéra National de Paris avec Christof Loy. 
Par ailleurs, il se passionne pour la direction d’acteur auprès des chanteurs lyriques et donne, de 2022 à 2024, des ateliers d’acting au sein du Jeune Ensemble du Grand Théâtre de Genève.


Créations
En 2019, il retrouve les manuscrits perdus de l’opéra de chambre L’Ombra d’Ugo Bottacchiari. Soutenu par la Fondation Thiébaut-Frey, il crée la première mise en scène de cette œuvre au Centre culturel de La Prairie de Bellmund, puis au Théâtre du Reflet à Vevey, à la Haute École de Musique de Lausanne et au Théâtre Bicubic de Romont. 
L’année suivante, élargissant son travail autour de la vocalité, il obtient les droits du roman La Disparition auprès de la famille de Georges Perec afin de créer une adaptation du chef-d’œuvre de l’OuLiPo. Il développe une forme inspirée du photo-roman de Chris Marker, exécutée en live. Il collabore avec le compositeur Kevin Juillerat et la photographe Margaux Opinel, et réalise une œuvre pour piano préparé (Cédric Pescia), percussion (Julien Mégroz), voix (Michael Comte) et électronique. La première est donnée à la salle Paderewski de Lausanne, puis le spectacle est repris au festival des Athénéennes à Genève, au festival des Jardins Musicaux et à l’Opéra de Dijon. 
En 2021, il est invité par Marc Minkowski à l’Opéra de Bordeaux pour mettre en espace Robert le Diable. Il revient ensuite au Grand Théâtre de Genève où il écrit et met en scène La Traviata Barrée, un spectacle commandé par Aviel Cahn pour quatre chanteurs lyriques, une comédienne et un pianiste, autour d’airs de Verdi et de Rossini. En 2022, toujours au Grand Théâtre, il met en scène la création jeune public Mon Premier Récital
Il entreprend ensuite un voyage de recherche sur les traces de l’histoire du Graal qui le mène du sud de l’Angleterre jusqu’au Proche-Orient, le long de la vallée du Jourdain, au bord de la mer Morte, jusque dans les communautés nomades du désert saoudien. Il y récolte pendant plusieurs mois différentes sources et versions du mythe. En 2024, il achève l’écriture de ce qui deviendra le livret de Graals, un mystère lyrique en trois actes, pour orchestre baroque et électronique. La première a lieu durant l’été au Théâtre du Jorat, puis en 2025 à la Cité Bleue en coproduction avec le Grand Théâtre de Genève. Début 2026 il est nommé directeur artistique de l’Opéra de Chambre de Genève. 


Depuis 2019, son travail de création est soutenu par de nombreux partenaires parmi lesquels : 
Pro Helvetia, la Fondation Jan Michalski, la Fondation Champoud, la SUISA, la Fondation 
Casino Barrière, la Fondation Sophie et Karl Binding, la Fondation Anne-Marie Schindler, Pro Scientia et Arte, ou encore la Ernst Göhner Stiftung. Luc Birraux est également lauréat 2021 du prix de la Fondation Leenaards, qui a encouragé son travail d’écriture. 

Vidéo de présentation réalisé pour la Fondation Leenaards - Bourse culturelle 2021

© 2026 by Margaux Opinel

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